Tribune — Souveraineté de la donnée : un combat africain
Pourquoi le débat sur l'hébergement et la circulation des données concerne d'abord nos économies, nos institutions et notre capacité d'action publique.
Par Franck KABAMBI — Directeur Général
Pourquoi le débat sur l'hébergement et la circulation des données concerne d'abord nos économies, nos institutions et notre capacité d'action publique.
Par Franck KABAMBI — Directeur Général
La quasi-totalité des données générées par les entreprises, administrations et citoyens d'Afrique centrale est aujourd'hui stockée hors du continent. Cette situation, longtemps présentée comme un détail technique, est en réalité un choix politique aux conséquences durables.
Souveraineté de la donnée = capacité d'une organisation, d'un pays ou d'une zone à décider qui accède à ses données, où elles sont stockées, sous quelle juridiction elles tombent et selon quelles règles elles peuvent être exploitées. Trois dimensions :
La RDC dispose d'une loi sur les télécommunications et d'un projet de loi sur la protection des données personnelles en discussion. Comparée au RGPD européen ou à la loi nigériane NDPA, elle reste en construction. La création récente de l'Autorité de protection des données est un signal positif, mais l'effectivité dépendra des moyens et des décrets d'application.
Opposer « tout local » et « tout cloud étranger » est stérile. La bonne question est par classe de données :
« La souveraineté de la donnée n'est pas un luxe d'économies riches. C'est une condition de notre capacité à construire nos propres services publics numériques et nos propres champions. »
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